Contralto

Rose Naggar-Tremblay

Canada

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« L’Atelier lyrique a été un incubateur fertile pour moi. J’étais avide de tout, et j’y ai eu accès. Autant aux revers administratifs, à la philanthropie qu’à la création, la conception de spectacle, l’écriture, la composition et bien évidement l’inépuisable quête du beau-chant. Je me rappelle avec tendresse des longues heures passées dans les studios de pratique, des aller-retours à la course entre un coaching et une répétition, des ateliers de création que j’ai animés en médiation culturelle et dans lesquels j’ai pu clarifié ma démarche artistique. Je me rappelle des mille et un rêves qui y sont nés, et que personne n’a moqué ou découragé. J’y ai signé mes premiers cycles de poèmes, mes premières mélodies, j’y ai trouvé ma professeure de chant et ma voix. Je me souviens aussi des larmes quasi quotidienne , du découragement, de la peur que de l’autre côté du chantier que me paraissait ma vie et n’y ai encore qu’un plus grand chantier. C’était une période cruciale de mon développement, et je serai toujours reconnaissante à l’équipe de soutien qui a su protéger ce temps de recherche dont j’avais besoin pour éclore. »

 

« Ma carrière est exactement celle dont j’ai toujours rêvé. C’est presque vertigineux de l’écrire. L’an dernier seulement je faisais mes débuts à la Scala juste après avoir chanté avec Charlebois et L’OSM, je lançais un album et un spectacle de chansons originales dont je suis productrice, je faisais une tournée avec l’Orchestre Filmharmonique et les chansons thèmes de James Bond et j’apprenais le rôle de Cesare au pied levé pour le Capitole de Toulouse. Cette saison commence avec le lancement de mon premier album solo dédié à Haendel avec l’Orchestre de chambre de Toulouse sous étiquette Arion et se terminera par une création au Bayerische Staatsoper. Il y a encore des larmes et des impressions de chantier perpétuels, mais avant tout, une gratitude débordante pour cette carrière palpitante. »